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Qui prendra la relève de votre entreprise?

Les PME dans notre économie

L’économie québécoise est composée en grande partie de PME qui, selon Statistiques Canada, comptent généralement moins de 50 employés. De plus, 70 % d’entre elles comptent moins de 10 employés. Ainsi, au total, les PME représentent 92 % des emplois du secteur privé.

On en vient rapidement à la conclusion que ces PME sont le principal noyau économique générateur d’emploi et que, dans biens des cas, il s’agit de petites entreprises dirigées par un seul individu.

Propriétaire unique
Le vieillissement des entrepreneurs ayant créé ces PME est une réalité bien actuelle. Comme ils ont grandi et vieilli avec leur entreprise, ils s’attendront à prendre une retraite bien méritée. Dans certains cas, des contraintes de santé ou familiale prendront le dessus des préoccupations de ces dirigeants.

Accélération du rythme des transferts
Selon une étude de la BDC paru en septembre 2017, 52 % des entrepreneurs prévoyaient vendre ou transférer leur entreprise à une personne autre qu’un membre de leur famille au cours des cinq
prochaines années. En effet, près de 60 % des propriétaires de PME sont âgés de plus de 50 ans, ce qui explique l’attrait de ceux-ci pour une retraite bien méritée. Nombre d’entreprises changeront de mains ou disparaîtront tout simplement, faute de repreneur intéressé. La porte est donc grande ouverte pour les futurs entrepreneurs!


Dernière étape du cycle de la vie de la PME

Pendant toute la durée de vie de son entreprise, l’entrepreneur a dû affronter divers obstacles à chaque étape du développement de son patrimoine entrepreneurial, tels que le démarrage, la croissance, le financement pour le développement ou l’acquisition d’immobilisations, etc.

Arrive le moment où il faut prendre un temps de réflexion, planifier, consulter, s’entourer d’experts afin de prendre les bonnes décisions pour assurer la continuité et la pérennité de l’entreprise. Ces décisions ne sont pas toujours faciles à prendre. Cependant, il faudra bien envisager de tirer sa révérence. Mais comment le faire?

Personne n’y échappe, un transfert d’entreprise doit être planifié afin d’assurer une relève qui poursuivra la mission et les objectifs mis de l’avant par ses prédécesseurs. Ceci est bien facile à avancer, mais ce n’est pas aussi simple qu’on peut le croire. Le propriétaire de la PME, consciencieux et désireux de voir poursuivre l’oeuvre de toute sa vie, prendra au sérieux la planification du transfert de son entreprise.

Ce n’est pas parce qu’un propriétaire de PME décide de planifier sa retraite qu’il aura la certitude que le transfert de son entreprise se réalisera. À défaut de trouver un repreneur, l’entreprise risque de disparaître, même si l’entrepreneur croyait qu’à ses yeux elle avait de la valeur, compte tenu qu’il y a consacré toute sa vie.

Selon les statistiques, seulement 30 % des PME familiales franchiraient avec succès le transfert à la deuxième génération de propriétaire. Voici une des raisons : plusieurs entrepreneurs ne savent pas comment faire la transition ou ne s’y prennent pas de la bonne manière, ni au bon moment. Il y a des mécanismes à développer et à mettre en place pour réussir chacune des étapes menant à une passation de pouvoir de façon harmonieuse.

Comment intéresser les jeunes entrepreneurs?
Il faut intéresser les jeunes pour qu’ils saisissent les opportunités qui s’offrent à eux. Le passé n’est pas obligatoirement garant de l’avenir. L’entrepreneur doit savoir s’ajuster et accepter de nouvelles façons de faire afin de démontrer que la PME peut être une belle aventure et qu’il vaut la peine de s’y investir. Les jeunes peuvent avoir leur chance et leur place.

La réussite passe par l’effort et la synergie entre les membres d’une équipe

Plusieurs éléments peuvent intervenir dans la réflexion et les décisions à prendre. Par le caractère unique de chaque entreprise et chaque entrepreneur, il ne peut y avoir qu’une seule recette standardisée. De plus, ce n’est pas à tous les jours que le propriétaire d’entreprise procède à une réflexion sur le transfert de son entreprise. Pour plusieurs, ceci ne se présentera qu’une seule fois au cours de sa vie, d’où la réticence de sortir de sa zone de confort et d’amorcer une transition articulée avec l’aide des ressources disponibles.

Pour que l’opération soit un succès, il faut : une volonté de transférer son entreprise, un repreneur sérieux et de bons conseillers pour les soutenir dans le processus.

Un regard sur les facteurs de base

Parmi les éléments importants à considérer, il y a :
 les ressources humaines (facteur humain);
 les compétences de la relève pressentie;
 la valeur de l’entreprise à transférer;
 le processus et le rythme du transfert;
 les aspects juridiques et légales;
 les aspects financiers, et;
 la fiscalité (de l’entreprise aussi bien que personnelle).

Commencer à y penser dès que possible
Parmi les possibilités de transfert qui s’offrent, certaines peuvent prendre plusieurs années alors que d’autres qui semblaient simples peuvent se compliquer selon les obstacles à surmonter. Alors, il vaut mieux commencer à y réfléchir dès que possible.

Parmi les scénarios de transferts qui peuvent s’offrir, il y a :
 l’intéressement des employés;
 le transfert à des membres de la famille;
 le rachat par les dirigeants actuels;
 la vente à des tiers (investisseur, concurrent, client, fournisseur, etc.).

Dans tous les cas, il faut une préparation, une planification et une stratégie gagnante, si l’on désire que tout se passe le plus près possible du scénario initial et idéal.

En effet, dans la réalité, il y aura toujours des éléments qui ne se passeront pas comme prévu et pour lesquels des solutions ou des compromis devront être envisagés.

Un des dangers qui guette les propriétaire d’entreprise est de commencé la préparation au transfert trop tard. En effet, certaines actions peuvent être mise en place afin de maximiser la valeur de l’entreprise plusieurs années avant le transfert.

Parmi celles-ci, notons le maintien des réinvestissements dans les actifs physiques de l’entreprise afin d’éviter une désuétude des équipements ainsi que le ménage dans les finances en limitant, par exemple, les dépenses personnelles ou superflues. Dans un même ordre d’idées, un rapport de mission d’examen ajoutera de la crédibilité aux yeux des éventuels repreneurs sur les bénéfices que vous êtes en mesure de générer.

Dans la plupart des cas, la valeur de votre entreprise se traduira via un multiple de ces mêmes bénéfices, il est donc important de continuer jusqu’à la fin de prendre des actions favorisant la croissance, ou du moins, le maintien du chiffre d’affaire, des marges et des bénéfices.

Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ)

Depuis quelques années, un nouvel organisme a été mis en place par le gouvernement afin d’aider les cédants et les repreneurs dans le difficile passage qu’est le transfert d’une entreprise, le Centre de transfert d’entreprise du Québec. Celui-ci dispose d’un fonds de 50 millions de dollars dont l’objectif est d’aider les « nouveaux entrepreneurs désireux de se lancer en affaires en offrant un soutien financier adapté aux situations de transfert d’entreprise. Ce nouveau fonds – créé pour favoriser la rétention et la continuité d’entreprises existantes au Québec – permet aux releveurs d’obtenir du financement à des conditions avantageuses ». Dans outils sont donc disponibles aussi du côté des futurs entrepreneurs (repreneurs).

Passez à l’action
Si vous avez lu cet article jusqu’au bout, c’est que vous êtes sérieusement concerné par son contenu. Si vous êtes un propriétaire d’entreprise ou un futur entrepreneur, une rencontre exploratoire avec un conseiller d’affaires de Amyot Gélinas, Conseils inc. permettra de vous éclairer afin de réaliser un transfert d’entreprise avec succès.