Portrait d’un organisme de chez-nous : Bouffe Laurentienne

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19 novembre 2020

Portrait d’un organisme de chez-nous : Bouffe Laurentienne

Depuis trois ans, Dominique Cadieux est à la direction de l’organisme en sécurité alimentaire Bouffe Laurentienne.

Juste avant les fêtes, et en plein cœur de la période consacrée à la Guignolée, il a accepté de dédier un instant pour nous parler de ce qui se brasse dans leurs nouvelles installations en ce temps, plus que particulier.

Sa première motivation : Le rôle important de la nourriture au sein de la famille

Tout d’abord, mentionnons que c’est après s’être impliqué au sein d’une cuisine collective en 2015 que la motivation de Dominique l’a amené à se joindre à Bouffe Laurentienne. Ses expériences précédentes lui ont permis d’entrer dans le réseau de la sécurité alimentaire puis, il y a naturellement pris goût.

Dominique avoue que pour lui, la nourriture est un élément très rassembleur dans sa famille, que cuisiner ensemble a une grande importance et qu’il apprécie ce secteur d’instinct car il est directement lié au plaisir. Au moment où il a rejoint l’organisme, celui-ci en était à ses débuts et cette opportunité représentait beaucoup de possibilités de développement. Il ajoute que ‘’La structure était favorable à mon arrivée et à mes nouvelles idées’’.

Beaucoup de nouveauté en 2020

Depuis l’arrivée de Bouffe Laurentienne à La Manufacture en février dernier, l’organisme et son équipe ont fait face à de multiples défis.

Bien sûr, ils ont tous mis l’épaule à la roue dans l’amélioration des opérations en bénéficiant d’installations plus efficaces, avec des locaux plus fonctionnels et davantage d’espace, des plafonds plus hauts, des portes plus larges pour faciliter la manutention des boites avec les transpalettes. En résumé,  c’est tout le système qui a été adapté.

De plus, Dominique rappelle que le fait d’avoir du soutien et de l’accompagnement de l’équipe conseil de La Manufacture et ce, sur une base régulière, lui permet de consacrer le temps nécessaire pour suivre l’évolution des projets de l’organisme,  de prendre un pas de recul afin d’y voir plus clair et de bénéficier d’une vision 360 degrés.

Il souligne la souplesse et l’extraordinaire collaboration de La Manufacture à l’égard de l’organisme. ‘’Ça va de mieux en mieux’’, ajoute-t-il. En réponse à la demande croissante, l’organisme a pu bénéficier de l’utilisation des espaces partagés disponibles à La Manufacture. Puis, ils ont procédé à l’installation de nouveaux équipements soient, leurs propres chambres congélateurs et réfrigérateurs.

Par ailleurs, depuis quelques mois, ils ont comblé un nouveau poste à la coordination. Les responsabilités de cette recrue consistent à assurer les opérations liées à la distribution des denrées alimentaires pour le comptoir mobile, la gestion des bénévoles qui représentent de 20 à 25 personnes! Aussi, en ce temps de pandémie, elle veille à communiquer l’information auprès des divers intervenants sur le territoire et leur assure l’approvisionnement de fournitures liées à la COVID-19 afin de respecter les règles sanitaires imposées.

Également, depuis septembre, une intervenante sociale s’est jointe à l’équipe dans le cadre d’un projet pilote. Son rôle est d’accompagner et de référer à d’autres ressources du milieu, les personnes rencontrées aux comptoirs locaux, considérant qu’il existe toutes sortes de situations connexes au contexte d’insécurité alimentaire. Cette personne reçoit les appels, elle visite les comptoirs et rencontre directement les gens sur le terrain. Elle fait le lien entre les diverses parties dans l’objectif de pouvoir améliorer d’autres aspects de la condition de vie des gens qu’elle approche.

Les impacts de la crise sanitaire sur la clientèle et l’organisme

Évidemment, la situation exceptionnelle liée au COVID-19 a occasionné des défis additionnels à Bouffe Laurentienne ainsi qu’à sa clientèle.

L’organisme a noté une augmentation de 60% de la clientèle : Des 44 ménages desservis avant mars 2020, ce nombre est passé à 72 ménages. Le processus nécessite évidemment plus de temps, plus de bénévoles et plus de denrées. Toutefois, Dominique est rassurant en affirmant qu’ils ont atteint la maîtrise en réponse à la demande. Au printemps, il était difficile d’intégrer les nouvelles façons de faire en respect avec les mesures sanitaires. Mais c’est maintenant devenu une habitude. Les membres de l’équipe se sentent moins sous tension et sont de nouveau plus en confiance. Les systèmes sont bien sécuritaires. La plupart des bénévoles plus âgés sont revenus. Mentionnons que Bouffe Laurentienne a reçu du financement additionnel, entre autres, avec des extensions pour l’utilisation des fonds reçus pour l’achat de denrées.

Depuis février dernier et avec la collaboration des municipalités, la mise en place du service de comptoir mobile pour les villages de Montcalm (Arundel), Huberdeau, Lac-Supérieur (St-Faustin-Lac-Carré) et St-Rémi d’Amherst est arrivé juste à temps afin de rendre plus accessible les denrées en temps de pandémie.

En cette période d’avant les fêtes, l’organisme est impliquée dans la Guignolée et la réalisation de paniers de Noël. De plus, des certificats cadeaux sont offerts en la collaboration des municipalités. Ils seront remis aux gens afin qu’ils puissent s’offrir, eux aussi, quelques choses de spécial… un cadeau qu’ils ont vraiment envie. Encore, Bouffe Laurentienne prévoit avoir des surplus de nourriture à distribuer.

Dominique souhaite informer toute la population que l’organisme sera en pause deux semaines pendant la période des fêtes.

Son plus grand souhait

En terminant, le directeur confie que son plus grand souhait pour l’organisme est de mieux connaître ses usagés et d’avoir un portrait clair du profil de sa clientèle. Il espère que leurs goûts seront mieux connus et qu’en plus d’assurer la livraison des aliments de base (pain, viande, lait, légumes, etc.), l’organisme puisse alors encore mieux les servir.

https://www.bouffelaurentienne.org/